DAVID MARTíN DE LOS SANTOS

Après avoir reçu de nombreux prix pour ses courts métrages de fiction, Mañana no es otro día, En el hoyo et Llévame a otro sitio, 23 de mayo, David Martín de los Santos a écrit et dirigé les documentaires ¿Generación perdida? et Ni vivos ni muertos, tous deux produits par Documentos TV (TVE, Réseau national espagnol), le plus ancien programme documentaire en Espagne. Il a également écrit et dirigé le documentaire indépendant La isla durmiente, primé aux Festivals du film de Barcelone et de Lyon.

David Martín de los Santos sera parmi nous pour nous présenter son premier long-métrage de fiction, La vida era eso.

 

Extrait d'une interview réalisée par Alfonso Rivera pour Cineuropa

Le film est-il né d'expériences vécues, ou professionnelles ?

« Il est lié à ma mère, qui était de la génération de l’héroïne, car elle est née dans les années 1940. Elle a été la muse qui m’a inspiré. L’idée du film m’est venue quand on lui a diagnostiqué une maladie terminale. C'est en passant du temps avec elle que cette histoire m'est venue : une communication très spéciale s'est créée entre nous et je me suis davantage rapproché d’elle. Il y a aussi eu de la place dans nos échanges pour un dialogue intergénérationnel, sur tous les changements survenus depuis et le fait que toutes les femmes de sa génération étaient éduquées pour être de bonnes mères, filles et épouses, associées à la morale catholique et aux valeurs liées au soin des autres. Le personnage de la jeune fille est également déraciné ; chacune voit en l’autre ce qu’elle n’a pas elle-même. J’ai fait un documentaire sur la jeunesse, en 2011, et j’ai été rattrapé par le mouvement des Indignés : un des personnages est parti en Belgique, où nous avons aussi tourné une partie de ce film.»

David Martín de los Santos.jpg

David Martín de los Santos et les actrices du film « La vida era eso »